Tentsitewaiena : ce qui signifie en langue Mohawk, travaillons ensemble de nouveau!

Tentsitewaiena, ce n’est pas qu’une expression, c’est le savoir-être, savoir-faire et savoir-vivre partagé;e de 3 organisations de la ré;gion du Haut-Saint-Laurent, dans la province de Qué;bec, aux abords du majestueux  fleuve Saint-Laurent.

  Tentsitewaiena

Ces 3 organisations sont : le site arché;ologique Droulers, le camp culturel de l’île Thompson ainsi qu’un organisme environnemental nommé; l’Association des membres et Amis pour la protection de la ré;serve nationale de faune du Lac Saint-François, communé;ment appelé; Les Amis de la ré;serve.

Ces 3 organisations ont combiné; leur passion respective pour vous offrir un forfait d’é;cotourisme interculturel des plus sensoriels, le tout dans le respect de l’environnement.

Prendre part à l’un de nos forfaits est une occasion de faire le plein d’air frais en plein air et surtout de voyager dans le temps. Vous ferez une immersion dans le passé; dans un village Iroquoien du 15e siècle au site arché;ologique Droulers. Vous ferez ensuite un bond dans le pré;sent pour faire la rencontre des autochtones du 21e siècle de l’île Thompson dans le territoire Mohawk de Akwesasne. Le tout encadré; par des guides-interprètes professionnels qui ont à c&ligoeur leurs racines et provenances historiques.

Il est important de mentionner que le forfait est offert en formule de 2 ou 3 jours. Vous devez aussi choisir votre moyen de locomotion, le kayak de mer ou le canot rabaska.

Le canot rabaska est un canot lé;gendaire qui fut longtemps utilisé; à l’é;poque par les coureurs des bois et les portageurs pour le commerce de la fourrure. Sa capacité; maximale est de 7 adultes avec bagages. Le canot rabaska est une embarcation très spacieuse et très confortable, vous y serez assis comme sur une chaise. Il s’agit de l’embarcation rêvé;e pour les jeunes familles et les aventuriers à la recherche de grande stabilité;. Vous voyagerez en collectivité; et combinerez vos efforts pour vous rendre à destination. Nous sommes tous dé;pendants les uns des autres pour se rendre à l’île Thompson. Nous avons 4 rabaskas à votre disposition pour partir à l’aventure.

Vous pouvez aussi opter pour le kayak de mer, embarcation profilé;e et lé;gendaire des Inuits du Grand Nord.  Le kayak de mer est digne de confiance pour les grandes excursions dans les mers agité;es. Vous pouvez donc être assuré; de pouvoir bien  affronter les vagues. De plus, le kayak de mer a une grande capacité; de chargement, vous pouvez effectuer le sé;jour en kayak de mer solo ou tandem. Nous avons deux kayaks de mer tandems et 8 kayaks de mer solo.

Finalement, le sé;jour inclut les repas et les collations. Vous serez nourris par les Mohawk d’Akwesasne pendant votre passage à l’île Thompson dans le cas ou vous êtes un groupe de 6 personnes et plus.
Les groupes de 5 personnes et moins seront nourris par les Amis de la ré;serve. Notre but, à travers vos papilles, vous faire goûter des produits traditionnels et des mets autochtones mais aussi, de fins produits du terroir. Le menu s’adapte selon le type de clientèle et leur restriction alimentaire. Il est donc primordial de communiquer vos allergies et vos restrictions alimentaires à votre agence de voyage pour que nous puissions adapter le menu à vos exigences.  

Pour complé;ment d’information, vous pouvez visiter le site web de Tentsitewaiena en consultant le lien suivant...

Bon voyage!
www.tentsitewaiena.com

2 000 ans d’histoire

Seriez-vous surpris d’apprendre que le territoire qui constitue aujourd’hui le parc national des Îles-de-Boucherville était fréquenté, il y a plus de 2 000 ans, par des groupes amérindiens?

C’est, entre autres, ce qu’ont révélé les divers inventaires et fouilles archéologiques  menés au parc depuis 1994. En tout, huit sites archéologiques préhistoriques y ont été répertoriés. Toutefois, un secteur de l’île Grosbois s’est démarqué de tous les autres : c’est un promontoire d’environ 2 mètres plus élevé que le reste de l’île, situé à la confluence du fleuve et des chenaux. Sa richesse est telle qu’il a donné lieu à deux campagnes de fouilles couvrant une superficie de plus de 165 m2.

Qu’y ont découvert les archéologues? Plus de 18 000 vestiges de toutes sortes. Entre autres, de nombreux fragments de poterie et d’outils préhistoriques, des traces de piquets, divers objets de troc des amérindiens sans oublier de nombreux objets ou fragments d’objets historiques. Parmi ceux-ci, vaisselle de la Nouvelle-France, ustensiles, pipes, fragments d’arme à feu et monnaie.

Que nous révèlent ces divers objets? Les vestiges de poterie préhistorique mis à jour correspondent à différents styles céramiques. C’est ainsi que les archéologues ont été capables de mettre une date assez précise sur les objets et donc, sur les périodes d’occupation du site. Par ailleurs, les traces de piquets découverts représentent une catégorie de vestiges très rares et très significatifs. Ils laissent suggérer l’aménagement d’une ou de quelques huttes à structures de perches recouvertes d’écorces ou de peaux. Ces huttes érigées entre les Ve et  Xe siècles auraient vraisemblablement constitué pour les amérindiens des campements saisonniers de chasse et de pêche.

Avec la collection de vestiges recueillis, il apparaît donc que de 400 ans avant Jésus-Christ jusque vers les années 1600 de notre ère, des générations successives de chasseurs et cueilleurs amérindiens auraient cuit gibier et poisson aux îles de Boucherville, y auraient abandonné plusieurs poteries, fabriqué de nombreux outils en pierre et moulu des végétaux. À cet effet, des meules trouvées sur le site pourraient avoir contribué à transformer le maïs cultivé à proximité. Quant aux vestiges historiques retrouvés, ils attestent que le site a été l’objet d’occupations euro-québécoises dès le XVIIe siècle.

Ainsi, à la lumière des résultats des fouilles, le site de l’île Grosbois apparaît comme un gisement archéologique exceptionnel du patrimoine québécois du fait qu’il aurait été fréquenté sans interruption par différents groupes régionaux qui s’y seraient succédés entre 400 ans avant Jésus-Christ et le XXe siècle.

Pour en savoir davantage sur le sujet, voici deux activités de découverte qui sont offertes au parc :

En rabaska vers le site iroquoien* :
À bord d’un moyen de transport typiquement amérindien, le canot rabaska, faites une incursion dans le temps à la découverte des premières nations ayant fréquenté les îles du parc. Découvrez leurs coutumes, visitez une reconstitution de leur campement et laissez aller votre imagination au coin du feu où des légendes amérindiennes vous seront contées.
Tous les samedis du mois de juillet

Animation à la hutte amérindienne
À la suite de fouilles archéologiques, un site a été aménagé afin de représenter le mode de vie des Iroquoiens qui ont jadis fréquenté les îles. Présence d’un garde-parc tous les samedis-dimanches au mois de juillet et août.

 


 

Un zoo la nuit

Par Jean-Philippe Genest

La mondialisation, l’Internet, la couche d’ozone et le réchauffement climatique font les manchettes régulièrement. Ces événements nous font réaliser comment la terre est à la fois petite et grande et qu’elle peut avoir beaucoup d’influence dans notre quotidien. Par exemple, la rotation de notre planète engendre un cycle de jour et de nuit auquel on ne peut que s’adapter. C’est ce cycle, que l’on nomme cycle circadien, qui régle notre horloge biologiqueet celle des animaux.

Les scientifiques ont découverts l'existence d'une « hormone de la nuit », la mélatonine, sécrétée par une glande du cerveau des humains et des animaux. Elle s'active lorsque nos yeux perçoivent la noirceur, quand la lumière n'atteint plus certaines de leurs cellules photosensibles. Chez l'humain, la mélatonine serait notamment impliquée dans tout le processus d'endormissement. Mais chez beaucoup d'animaux, elle a des effets inverses : elle les fait sortir de leur torpeur et les met en éveil. Quand nous allons nous coucher, il y a tout un monde qui s'active!

Parmi les 91 espèces de mammifères présentes au Québec, 39 se retrouvent au mont Saint-Bruno, témoignant de l’importante biodiversité de ce petit territoire. De ce nombre, quatre espèces sont actives durant le jour (écureuils, marmotte, tamia), neuf espèces sont actives aussi bien le jour que la nuit en raison de leur métabolisme exigeant (musaraignes, taupes, campagnols), une espèce est active autant le jour que la nuit, mais surtout à l’aube et au crépuscule (cerf de Virginie) et, enfin, 25 espèces sont carrément nocturnes (chauves-souris, renard, hermine, etc.).

 

On le constate, la majorité des mammifères présents au parc sont nocturnes (plus de 60%). Vivre dans l’obscurité demande évidemment des adaptations particulières. La nuit est un monde rempli de sons, d’odeurs, de mouvement, de vibrations, d’ultrasons, etc. que les animaux perçoivent avec plus d’acuité que nous. L’activité de découverte « Stars d’un soir » offerte les 7-8 et 9 juillet est l’occasion de discuter de quelques unes de ces adaptations fabuleuses. Inscrivez-vous au centre de découverte et de services ou en téléphonant au 450 653-7544.

Trois fois passera, la dernière y restera!

Les armées américaine et britannique à l’île aux Noix (1775-1783)

L’histoire de l’île aux Noix est pleine de rebondissements! Saviez-vous que pendant la guerre d’indépendance américaine, Américains et Britanniques s’échangèrent le contrôle de l’île? Voilà pourquoi, les 20 et 21 août prochain, le LHN du Fort-Lennox vous propose l’activité de reconstitution de campement historique L’île aux Noix au cœur de la Révolution américaine. Imprégnez-vous de l’atmosphère du 18e siècle en parcourant les campements américain et britannique. Découvrez la vie des officiers, soldats et des familles et venez assister à des démonstrations de manœuvres militaires.  

Située en plein cœur de la rivière Richelieu, à quelques kilomètres de l’entrée du lac Champlain, l’île aux Noix représente une position idéale pour la défense ou l’attaque du territoire. En 1775, mobilisés par leur désir d'indépendance, les révolutionnaires des 13 colonies américaines déclarent la guerre à l'Angleterre et occupent l'île aux Noix quelques mois plus tard.

 

À partir de ce moment, les Américains se servent de l’île aux Noix comme base d'où partira l'offensive contre Montréal. L'année suivante, à la suite de la résistance de Québec et de la contre-attaque britannique, les Américains reculent. L'île sert alors de refuge stratégique lors du repli des insurgés. À partir du 17 juin 1776, l’île est transformée en infirmerie à ciel ouvert ! Mal en point et décimées par diverses maladies telles la dysenterie et la petite vérole, les troupes américaines jugent préférable de ne pas renforcer leur position et quittent définitivement l’île aux Noix le 27 juin.

Arrivés peu après le départ des troupes américaines, les Britanniques reprennent le contrôle de l’île au Noix, contrôle qu’ils ne perdront plus jusqu’à la fin du conflit. Sous le commandement de Carleton et de John Burgoyne, les Britanniques reprirent l’offensive au printemps 1776 avec l’appui de troupes fraîchement débarquées d’Europe. À l’automne de la même année, Burgoyne établit son quartier général à l’île aux Noix et entreprend la construction de plusieurs bâtiments. Entrepôts, casernes et magasins forment alors un dépôt pour les munitions et les provisions des futures opérations sur la rivière Richelieu et le lac Champlain. Malgré la défaite britannique de Saratoga d’octobre 1777 qui marque la fin des opérations majeures dans la région, l’île aux Noix voit son rôle d’avant-poste militaire de St-Jean être confirmé par la construction de nouveaux ouvrages défensifs, ouvrages qui vont s’avérés particulièrement utiles lors de la guerre de 1812. Outre les Britanniques, de nombreux mercenaires allemands participent à la construction de ces fortifications. De 1775 à 1783, des soldats britanniques (incluant les troupes allemandes) et américains  ont donc, de manière successive, foulé le sol de l’île aux Noix.  

Pour en savoir plus sur cet événement et cette période d’occupation de l’île aux Noix, rendez-vous au lieu historique national du Fort-Lennox ou consultez le site Web www.parcscanada.gc.ca/fortlennox

Source : Parcs Canada