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Une colline dans la plaine

Le parc national du Mont-Saint-Bruno occupe une superficie de 7,9 km2 et est fréquenté par plus de 750 000 visiteurs annuellement. Il est entouré par les villes de Sainte-Julie, Saint-Mathieu-de-Beloeil, Saint-Bruno-de-Montarville et Saint-Basile-le-Grand. Le parc constitue un véritable îlot forestier entouré d’un territoire fortement modifié par l’urbanisation et l’agriculture. Les gens viennent au parc pour y pratiquer différentes activités telles que la randonnée pédestre, le ski de fond, le piquenique, l’observation et la découverte de la nature.

Le mont Saint-Bruno fait partie des Collines montérégiennes au même titre que les monts Royal, Saint-Hilaire et Mégantic pour ne nommer que ceux-là. D’ailleurs, le parc représente cette région naturelle dans le réseau des parcs nationaux du Québec. Ces collines ne sont pas des volcans, mais plutôt des intrusions de roches ignées qui se sont formées à l’époque du Crétacé (il y a 124 millions d’années). Le sommet du mont Saint-Bruno culmine à 208 mètres alors que la plaine environnante est à 30 mètres environ du niveau de la mer. Il possède un important réseau hydrographique composé de cinq lacs et de ruisseaux. Il est intéressant de souligner que le lac des Atocas se transforme en tourbière depuis des milliers d’années et qu’elle constitue un cas très particulier au sud du Québec.

Le mont Saint-Bruno se distingue non seulement par sa géologie, mais également par sa richesse floristique et faunique et par son patrimoine historique. En effet, la flore du parc est composée de 37 espèces d’arbres, de 50 espèces d’arbustes et d’environ 500 espèces de plantes herbacées. Ces végétaux se répartissent selon leur exigence et leur tolérance à l’égard des conditions du milieu telles que la pente, le drainage et le type de sol. Les arbres forment des groupements entre eux dont quatre sont exceptionnels au Québec : l’érablière à caryer, la chênaie rouge à érable à sucre et à ostryer de Virginie, la prucheraie à érable à sucre et l'érablière à chêne rouge.

La faune aussi est très bien représentée par 15 espèces de poissons, 14 espèces d’amphibiens, 6 espèces de reptiles, 200 espèces d’oiseaux et près de 40 espèces de mammifères. La grande bio diversité du mont Saint-Bruno est particulièrement frappante lorsqu’on considère le paysage régional modelé par l’urbanisation et les pratiques agricoles industrielles.

Enfin, l’histoire humaine de la colline commence par l’exploitation industrielle du réseau hydrographique. En effet, les seigneurs de Montarville font construire quatre types de moulins actionnés par la force motrice de l’eau. Un peu plus tard, le centre de la colline est acheté par M. Pease afin d’y établir un domaine privé axé sur la villégiature (encore aujourd’hui, on retrouve neuf résidences privées enclavées dans le parc). Puis, vers 1920 jusqu’à l’acquisition du territoire par le gouvernement du Québec en 1975, les Frères de Saint-Gabriel exploitent une ferme, un vaste verger et une érablière sur le versant ouest. En outre, plusieurs aménagements voient le jour durant cette période comme l’arboretum Gabriélis et le Chemin de croix. Finalement, en 1985, le territoire est devenu le parc national du Mont-Saint-Bruno.