Les coups de cœur de 3 ambassadeurs montérégiens

Se trouvant à proximité de Montréal, la Montérégie déborde de vie, de culture, de patrimoine, de saveurs et de grands espaces. Derrière chaque produit, chaque enseigne locale, se trouvent des passionnés qui façonnent l’identité vibrante de la région. Qui de mieux que ces bâtisseurs pour en révéler les trésors ?


Escapade gourmande

Marie Daudelin est montérégienne d’adoption. La Montréalaise s’est installée à Saint-Anicet avec son conjoint, le chef Guillaume Asselin, pour y concrétiser un rêve : ouvrir une ferme agrotouristique, doublée d’un gîte et d’une table champêtre. Dans quelques jours, Le Mangeoir célébrera son cinquième anniversaire, preuve que cette grande aventure porte ses fruits.

Marie Daudelin & Guillaume Asselin – Crédit photo : Dominick Gravel

Du printemps à l’automne, la ferme bourdonne d’activités. Les propriétaires naviguent entre les champs et les cuisines, entre l’auberge où ils vous réservent un accueil chaleureux et les tables champêtres qui s’animent dès le premier service. Or, dès qu’un moment de répit se présente, Marie Daudelin aime sillonner ce territoire qu’elle a choisi pour sa quiétude.

Le couple a l’habitude d’emprunter la route 202 entre les municipalités d’Elgin et de Franklin. L’itinéraire est ponctué d’attraits agrotouristiques. « On peut faire de l’autocueillette, mais aussi des dégustations d’alcools du Québec, dont les délicieux cidres de La Capsule Temporelle et ceux d’Entre Pierre & Terre », mentionne l’aubergiste. Dans les hauteurs de Covey Hill, la microbrasserie Livingstone mérite qu’on y fasse un crochet : « Siroter un plateau de dégustation au soleil, rien de mieux pour déconnecter ! »

Microbrasserie Livingstone

Coup de cœur cycliste

La Ferme Guyon est une destination agrotouristique incontournable en Montérégie. Sous un même toit, elle rassemble un centre de jardin, un marché fermier, une volière où virevoltent quelque 500 papillons exotiques, une ferme pédagogique ainsi que des ateliers consacrés à la découverte des oiseaux de proie. « C’est en entendant les enfants nous dire qu’ils venaient voir la « papillonnerie » que nous avons décidé de retenir ce nom plutôt original pour désigner la volière. Plus de 75 000 visiteurs y viennent chaque année », précise le propriétaire de l’endroit, Sébastien Dion.

Résident de Chambly depuis sa tendre enfance, ce dernier a la conviction que la région recèle des trésors cachés. « La plupart des visiteurs traversent la Montérégie en utilisant la route 112 et n’ont pas l’occasion de voir les plus belles facettes de notre magnifique coin de pays, dit-il. C’est pourquoi je recommande fortement de parcourir la piste cyclable du Canal-de-Chambly. »

Piste cyclable du Canal-de-Chambly

Sébastien Dion emprunte ce tracé qui longe la rivière Richelieu et ses écluses depuis plus de 40 ans. « C’est une randonnée tellement agréable que l’on peut refaire souvent en famille, car le paysage change d’une semaine à l’autre », souligne-t-il. Au fil de la saison, la végétation se fait plus luxuriante, les oiseaux marins vont et viennent, les plaisanciers affluent sur le bassin… mais certaines choses demeurent, comme la traditionnelle pause gourmande que le cycliste s’offre à la Boulangerie du Vieux-Chambly avant de remonter en selle.


Un sanctuaire en nature

Les Sanctuaires du fleuve mettent en valeur un pan important de notre patrimoine religieux et culturel. Inauguré en 2016, ce premier circuit du genre au Québec compte aujourd’hui sept lieux emblématiques, tous porteurs d’une riche histoire. Michel Couturier est un fier ambassadeur de ce parcours qui s’étire le long de la Rive-Sud du Saint-Laurent, de Châteauguay à Varennes en passant par Kahnawake, La Prairie, Longueuil et Boucherville.

En vérité, le président des Sanctuaires du fleuve a un profond attachement à toute la région. « La principale raison de visiter la Montérégie, selon moi, c’est la variété de l’offre. C’est la ligne de force entre le patrimoine, les attraits culturels, le tourisme autochtone, les attraits gourmands, le cyclotourisme, les festivals, la nature… »

Et son coup de cœur personnel ? « Le parc national du Mont-Saint-Bruno, un des joyaux de la Sépaq [Société des établissements de plein air du Québec] », répond Michel Couturier. Situé aux portes de Montréal, l’endroit compte cinq lacs, un verger historique, un moulin, des kilomètres de sentiers pédestres et même une grotte qui fascine à tout coup les enfants. « Il s’agit d’un lieu de recueillement à l’image de la grotte de Notre-Dame-de-Lourdes », nous apprend ce passionné de patrimoine religieux.


Plus d'articles agrément

Une escapade gourmande au 1555 Marché public
WelcomINNS Boucherville : l’hôtel abordable et tout confort près de Montréal 
Sorel-Tracy : une région, deux façons de l'explorer en famille

Mia - Agente touristique

Tourisme Montérégie