L’incontournable mont Saint-Hilaire

Par Alain Demers

Le fameux Pain de sucre, à une heure trente de marche.
photo Réserve naturelle Gault

La popularité du mont Saint-Hilaire pour la marche ne se dément pas. Même l’hiver. Si bien que le passage répété des randonneurs sur la neige fait en sorte qu’on n’a pas besoin de raquettes.

C’est l’une des rares montagnes où on a le plaisir d’emprunter les sentiers à pied, en tout temps. Sur neige durcie, on enfile des crampons pour encore plus d’aisance.  

Sentiers et attraits

Sur les sentiers, la neige est battue par le passage répété des marcheurs.    
photo Réserve naturelle Gault

Dans la réserve naturelle Gault où se trouvent les sentiers, l’attrait No 1 demeure le Pain de sucre. C’est le plus haut des quatre sommets accessibles avec 415 mètres d’altitude.

S’y rendre prend une heure trente, l’effort étant récompensé par le panorama sur la plaine agricole et la rivière Richelieu. Pour une petite balade, on peut toujours se rendre au lac Hertel, à 10 minutes de marche.   

Avant le départ, consultez le site Web pour vérifier les conditions des sentiers.

Achalandage mieux réparti

Au lac Hertel, à 10 minutes de marche.   
photo Alain Demers

Au cours des 20 dernières années, le nombre de visiteurs n’a cessé d’augmenter, passant de 107 000 à plus de 300 000. Cette intense fréquentation a nécessité le réaménagement de sentiers et du reboisement. Trop de monde y allait en même temps.

Heureusement, depuis la mise sur pied des réservations en ligne en août 2020, avec une plage horaire pour notre arrivée, l’achalandage est maintenant mieux réparti.

Un joyau à préserver

D’une superficie de 10 km², la réserve naturelle Gault, propriété de l’Université McGill, est reconnue comme un des derniers vestiges de forêts anciennes du sud du Québec.  

La cohabitation entre la nature et l’occupation humaine a valu à la montagne et les alentours le statut de réserve de biosphère, attribué par l’UNESCO. Le territoire fait ainsi partie d’un réseau mondial de zones protégées.

Immersion amérindienne

L’accueil à la Maison des peuples autochtones : chant et tambour.
photo Alain Demers

Près de la montagne, se trouve la Maison des peuples autochtones (auparavant la Maison amérindienne). On est accueilli par un chant de bienvenue en langue abénaquise, au son du tambour.

Il fait bon s’y arrêter pour siroter un thé des bois et savourer la fameuse tarte atikamekw. Une boutique suscite l’émerveillement avec ses bijoux, ses paniers en écorce et ses capteurs de rêve. Ses livres aussi.

Les traditions amérindiennes, on les découvre également en parcourant les expositions pour admirer le canot d’écorce d’un Atikamekw ou les tableaux lumineux d’une artiste abénakise-wendat. Vraiment, ça vaut le détour.

Tisane de la forêt et tarte atikamekw.
photo Maison des peuples autochtones
Quelques articles de la boutique.
photo Maison des peuples autochtones

LA RÉSERVE NATURELLE GAULT

Sentiers: 25 km

Droit d’accès: 9,25$ par adulte, taxes incluses (réservation en ligne)

À louer : crampons et bâtons (premier rendu, premier servi)

450 467-4010, https://gault.mcgill.ca/fr/

LA MAISON DES PEUPLES AUTOCHTONES

Expositions permanentes : le Salon Riopelle, De l’eau à la bouche (découverte de l’eau d’érable)

Expositions temporaires : Dans l’œil du lièvre, artiste abénakise-wendat Christine Sioui Wawanoloath (jusqu’au 12 février 2023)

Entrée : 8$ par adulte

Visites guidées avec contes et légendes (sur réservation) : 10$

Ateliers de fabrication de capteur de rêves

450 464-2500, www.maisonautochtone.com

Mia - Agente touristique

Tourisme Montérégie