Dès l’arrivée du beau temps, la Montérégie devient complètement vélo ! Au cœur de la MRC de Beauharnois-Salaberry, le Parc régional offre un terrain de jeu où tout est à portée de roue : paysages riverains, pauses gourmandes, haltes accueillantes et découvertes locales. Petit tour d’horizon de cette destination incontournable du réseau cyclable régional à l’occasion de son 30e anniversaire.
Texte fourni par La Presse – Photos fournies par Deny Cardinal pour Escapade Beauharnois-Salaberry
30 ans de plaisir en bordure de l’eau

Le Parc régional de Beauharnois-Salaberry célèbre cette année ses 30 ans, mais l’histoire des lieux remonte à bien plus loin. Dans les années 1930, la construction de la deuxième plus grande centrale hydroélectrique au fil de l’eau au monde a entraîné le creusage du canal de Beauharnois. Réalisé à la main par des milliers d’ouvriers, cet ouvrage titanesque a donné naissance à un joyau d’ingénierie d’environ 25 kilomètres de long et de près de 1 kilomètre de largeur.

Le paysage porte encore aujourd’hui les traces de ce siècle d’histoire. « Il y a une forme de cohabitation entre un milieu industriel et un milieu naturel. Même si l’on est en pleine nature, le canal conserve sa fonction de retenue d’eau, qui alimente la centrale de Beauharnois », explique Valérie Binette, directrice du Parc régional.
À la fin des années 1990, les élus locaux ont souhaité redonner à la population l’accès aux berges, ce qui a mené à la création du parc. Depuis, les rives du canal se sont transformées en une populaire destination de plein air où l’on vient randonner, courir, pédaler et observer les oiseaux.


Comme un musée à ciel ouvert, le parc est jalonné de haltes d’interprétation qui invitent à la découverte de la richesse faunique, floristique et historique de ce territoire façonné par l’ingénierie humaine et la nature.
Rouler sur un parcours aménagé et sécuritaire

L’un des trésors du Parc régional de Beauharnois-Salaberry, c’est sans contredit son réseau cyclable, accessible tout à fait gratuitement. « On parle de 72 kilomètres de pistes linéaires à l’intérieur du parc, en plus des ramifications qui s’ajoutent à travers les municipalités environnantes », précise Valérie Binette.



Pavée et de faible dénivelé, la piste est en grande partie intégrée à la Route verte. Longeant tantôt le canal de Beauharnois, tantôt les terres agricoles, ce parcours accessible et sécuritaire se prête aux longues sorties à vélo. De nombreuses haltes aménagées permettent de s’arrêter pour profiter de ce décor à la fois riverain et champêtre, tout en offrant diverses commodités aux cyclistes.


Besoin d’une suggestion pour casser la croûte après votre balade ? D’un coup de pouce en cas de pépin mécanique ? Plus d’une trentaine de patrouilleurs à vélo sillonnent le réseau. Ils sont formés en premiers soins et en dépannage mécanique, mais ils agissent aussi comme des ambassadeurs touristiques de la région. « Vous pouvez compter sur eux pour vous faire découvrir les saveurs, les paysages et les activités propres à chaque localité », ajoute la directrice du Parc régional.

Faites du Parc régional de Beauharnois-Salaberry le point de départ d’une belle et longue excursion à vélo. Le site permet notamment de rejoindre la piste cyclable Soulanges et le Pré ferré — la véloroute de Roussillon RS. Les cyclistes plus expérimentés peuvent même pousser jusqu’au Sentier du Paysan, accessible à environ 12 kilomètres du secteur Sainte-Martine.
Une vaste destination plein air


Grâce à sa vocation multifonctionnelle, le site attire aussi bien les marcheurs que les adeptes de la course à pied ou du patin à roues alignées, les familles en promenade ou les personnes à mobilité réduite. Il séduit aussi les amateurs d’ornithologie.
« C’est un couloir migratoire important, notamment pour l’oie des neiges. Au printemps et à l’automne, jusqu’à 100 000 individus peuvent se rassembler sur la largeur du canal; c’est vraiment impressionnant », souligne Valérie Binette.
Accédez à l’une des tours d’observation ornithologique pour tenter d’apercevoir quelques spécimens parmi les 150 espèces d’oiseaux recensées dans le secteur.

Bordé d’eau, le Parc régional de Beauharnois-Salaberry est aussi prisé des pêcheurs et des propriétaires d’embarcations motorisées. Des quais et des rampes de mise à l’eau sont d’ailleurs accessibles sur place.

Bon à savoir : Le courant du canal n’est pas propice à la baignade ou à la pratique d’activités comme le kayak ou la planche à pagaie. « Mais comme les cours d’eau sont omniprésents dans la région, on trouve plusieurs endroits à proximité du parc où louer ce type d’embarcation », dit Valérie Binette.
Prolongez votre escapade
Avis aux adeptes de vanlife, le parc propose une halte sans service pour véhicules récréatifs tout près de la piste cyclable et d’une rampe de mise à l’eau. Parmi les établissements d’hébergement de la MRC, l’Hôtel MOCO se distingue par ses installations et services à la hauteur de son attestation Bienvenue cyclistes !

Les options pour terminer la journée en beauté abondent dans le secteur : « Pourquoi ne pas faire un arrêt dans l’une de nos nombreuses boutiques gourmandes, chez un producteur local pour l’autocueillette de camerises ou de romarin, ou encore dans l’une des microbrasseries ou l’un des bons restos du coin ? »
Partenariat entre Tourisme Montérégie, Escapade Beauharnois et La Presse (2026).
