Une sortie aux couleurs et saveurs d’automne

Par Jean-Philippe Guay – Sur deux roues

La Montérégie est, selon moi, une des plus belles régions où rouler au Québec. La communauté cycliste du Grand Montréal a littéralement adopté la région pour ses charmes, ses paysages, ainsi que la qualité et la diversité de ses itinéraires. Aujourd’hui, on visite et redécouvre un secteur qui me rappelle ma jeunesse, avec son Parc Safari et ses vergers. Un petit coin de pays qui regorge de patrimoine, de culture ainsi que de saveurs : le Haut-Saint-Laurent.

Bordée par la frontière américaine au sud et la frontière ontarienne à l’est, ce petit coin de pays situé à une heure de Montréal est la destination rurale, où l’agriculture est une des principales activités économiques. Les routes, principalement secondaires et peu fréquentées, vous emmèneront sur les terres loyalistes où le patrimoine fait voyager dans le temps. Ici, la culture et l’héritage britannique sont omniprésents. Portez attention aux murets de pierres inspirés du countryside anglais, à la toponymie, aux laiteries et maisons coloniales ou aux bâtiments de ferme antiques afin d’être dépaysé.

L’automne venu, la vue devient encore plus pittoresque. Les nombreux arbres de la région passent du vert au rouge, jaune et orange. Avec toutes les teintes automnales, le paysage devient soudainement digne d’un tableau impressionniste, un spectacle qui vaut pleinement le détour.

Les routes d’un asphalte pratiquement immaculé qui quadrillent le secteur vous permettront d’avaler les kilomètres confortablement et en toute sécurité. Côté défi, le Haut-Saint-Laurent a peu ou pas de dénivelé, que quelques faux plats et de petits vallons rythment vos sorties, seule bosse en vue, et on la voit arriver de loin : Covey Hill. Si vous roulez beaucoup, vous avez probablement entendu parler de cette colline nommée en l’honneur de Samuel Covey, loyaliste ayant exercé une forte influence au sein de la communauté locale. 

Cette fameuse bosse, se trouvant sur le chemin éponyme longeant la frontière américaine, est une des côtes les plus réputées de la Montérégie. Une très longue montée de 2,66 km qui se déroule devant vous à mesure que vous l’approchez. Avec ses 159 mètres de dénivelé, pour une moyenne de 5,9 % d’inclinaison. Le défi, loin d’être impossible, est très accessible, peu importe le niveau du cycliste qui le relève. Il s’agit d’un beau challenge à s’offrir afin d’être fier de sa réussite ou pour mériter sa bière, selon ce que le défi représente pour vous.

Parlons de l’après-vélo, qui comme pour l’après-ski l’hiver, est une partie prenante du sport et de la pratique. Le Haut-Saint-Laurent est un des secteurs les plus épicuriens de la région grâce à son cidre, ses microbrasseries, ses vignobles, ses vergers et ses marchés locaux. Profiter des délices locaux après avoir pédalé est un incontournable. Personnellement, l’automne dernier, j’en ai pleinement profité en visitant Livingstone Brewing, reconnu pour ses bières originales, brassées avec des ingrédients alternatifs ou non traditionnels provenant de leur ferme, le Vignoble du Marathonien, idéal pour récupérer dans un décor enchanteur, un verre de vin désaltérant à la main et les Vergers Petch, un arrêt de choix pour ses cidres et brandy d’exception.

Enfin, difficile de conclure avec une suggestion d’itinéraire. Le Haut-Saint-Laurent offre des aventures tellement modulables et adaptées à tous types de cyclistes, que ce soit une boucle de 180 à 200 km partant de Montréal ou des boucles de 60 à 120 kilomètres s’élançant de la région. Dans tous les cas, il y a un tracé pour vous dans le Haut-Saint-Laurent, peu importe votre niveau et le défi désiré.

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