L'artiste André Michel honoré pour ses actions

De gauche à droite : Jean-Pierre Charbonneau, ex-député, ministre et président de l’Assemblée nationale, André Michel, artiste et fondateur de La Maison amérindienne, Ian Lafrenière, ministre responsable des affaires autochtones du Québec, Yves-François Blanchet, député de Beloeil-Chambly et chef du Bloc Québécois, Chantal Millette, directrice générale de La Maison amérindienne

Lundi dernier, Journée nationale des Patriotes, le député de Beloeil-Chambly et chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, est venu lors d’une cérémonie officielle à La Maison amérindienne de Mont-Saint-Hilaire, remettre à l’artiste et fondateur des musées de Mont-Saint-Hilaire, André Michel, la médaille du député.

Cette remise faîte en présence de citoyens et d’amis de l’artiste dont monsieur Ian Lafrenière, ministre responsable des affaires autochtones du Québec, a ému l’artiste qui semblait surpris d’un tel honneur.

Cette médaille, comme l’a dit dans son discours, monsieur Yves-François Blanchette, « est remise en guise de reconnaissance, à des personnes ayant réalisé un parcours unique ou ayant contribué de manière significative à leur communauté par leur carrière, leurs travaux ou leur engagement et leur implication.  Elle est remise à des patriotes, à des personnes prêtes à se dévouer ou à se battre pour défendre certes des intérêts politiques mais aussi culturels dans le cas d’André Michel. En fait, le patriotisme désigne le dévouement d’un individu envers le pays qu’il reconnaît comme étant sa patrie. »

Pour l’artiste sa patrie, c’est le Québec depuis qu’il en a foulé le sol en 1970. « N’ai-je pas dit un jour en Russie ou j’exposais : Je ne suis pas d’où je suis né, mais d’où je me suis fait. Et c’est ici, au Québec, ou je devais être que de passage pour une exposition en 1970, que je me suis fait. »

Des élus autant à Sept-Îles qu’à Mont-Saint-Hilaire, comme le maire Honorius Charbonneau, ou l’ex-député, ministre et président de l’Assemblée nationale, Jean-Pierre Charbonneau lui ont donné toutes leurs confiances, à « l’étranger » qu’il était. Sans leur appui inconditionnel, il n’y aurait possiblement pas de Maison amérindienne, ni de Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire, les maisons Borduas et Leduc ne serait pas des biens patrimoniaux ouvert à toutes et tous. Les fresques d’Ozias Leduc, dans l’église, n’auraient peut-être jamais été restauré.

Voilà 52 ans que le peintre-sculpteur se dévoue à la cause culturelle de son pays d’adoption autant à défendre les droits des artistes que bâtir des musées pour mettre en valeur ses amis artistes bien sûr mais surtout à faire reconnaitre et aimer ses amis Autochtones.

Pour l’artiste « Si aujourd’hui, on parle de réconciliation, entre vous et moi, voilà 50 ans que j’y travaille par mes actions, mes expositions à travers le monde, mes coups de gueules et mes cris du cœur pour faire bouger les choses. »

Avoir partager la vie en forêt avec les peuples racines durant de nombreuses années lui a permis d’apprécier leur savoir et leur savoir-faire et lui a donné le goût de partager l’amour qu’il porte à ces peuples, de créer des lieux d’échanges, de partage et de rapprochement que sont les musées. Les Musées sont certes des lieux de savoir mais aussi de transmissions. Le succès de La Maison amérindienne est un exemple tangible qui a fait mentir tous ses détracteurs.

« Ne pensez pas que malgré tous mes bons coups, je n’ai que des amis, de préciser l’artiste. Quand on pousse, quand on tire, et qu’on réussit, sans le vouloir on crée de la jalousie, de la médisance. Ce qui sont venu dans mon atelier ont lu un panneau ou il est écrit :  Pour être connu, il te faut beaucoup d’amis. Pour être célèbre il te faut encore plus d’ennemis. Je suis donc un artiste comblé! » de conclure André Michel.

Sise au 510, montée des Trente à Mont-Saint-Hilaire, le musée La Maison amérindienne est un lieu d’échanges, de partages et de rapprochement des peuples qui œuvre depuis plus de 20 ans à mieux faire connaître les peuples Autochtones par le biais d’activités muséales, environnementales et gastronomiques. Elle accueille les visiteurs du lundi au vendredi de 9 h à 17 h et les samedis et dimanches de 13 h à 17 h.

Mia - Agente touristique

Tourisme Montérégie